Recherche et innovation

La recherche appliquée aux besoins des familles et micro-entrepreneurs africains constitue l'un des piliers de l'approche du CEAS. Nous mettons au point ou modifions des technologies innovantes adaptées aux conditions et aux savoirs locaux. Nos contacts au sein du Réseau des Hautes Ecoles suisses HES-SO, avec des startups ou le secteur privé suisse nous ont permis de développer et diffuser nombre d’innovations au service des plus pauvres.

  • Molli-Benne: Faciliter la récolte des déchets dans les petites villes

    La Mooli-Benne permet de créer des espaces de récolte de déchets mobiles dans des endroits stratégiques d’une ville. En effet, les bennes ont une grande contenance (environ 2m3), elles se posent sur quatre pieds stables, et peuvent être déplacées aisément à l’aide d’une charrette à traction asine ou de triporteurs motorisés (type de motocyclette qui se trouve sur le marché local). Il faut savoir que cette innovation s’adresse surtout aux municipalités et aux organisations de collecte de petites villes en zone rurale, qui produisent une grande quantité de déchets, mais qui ne peuvent pas se permettre d’acquérir un camion-benne. Rien ne limite cependant son utilisation aux déchets, et d’autres utilisations, notamment agricole pourraient tout à fait être envisagées.

  • Des innovations pour lutter contre la pauvreté

    La plupart des technologies issues de nos recherches appliquées figurent dans un guide édité en trois langue. Rédigé sur la base de 30 ans d'expérience avec l'Afrique, cet ouvrage décrit et référence plus d'une centaine de technologies destinées aux populations des pays en voie de développement, que ce soit sur les continents africain, asiatique ou sud-américain. Factuel et pratique, il est conçu à l'intention de toute personne, ONG, association ou institution qui cherche des solutions innovantes et abordables aux nombreux obstacles auxquels les populations du Sud doivent faire face chaque jour.

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  • "Pico-centrales" hydroélectriques

    A Madagascar, le CEAS a introduit des pico-centrales hydroélectriques. Peu encombrantes et bon marché, ces installations produisent 300 watts d'électricité, moyennant une hauteur de chute d'eau de seulement 1.5 mètres. Dans un pays ou moins de 20% de la population dispose d'électricité (moins de 2% en zone rurale), ces icrocentrales sont une aubaine pour la population.

  • Insecticides naturels : pour une meilleure protection des sols et des cultures

    Le CEAS développe depuis les années 1980 des moyens de protection des cultures qui optimisent les rendements tout en protégeant l'environnement. Les insecticides à base de neem ou de Cassia Nigricans en sont de parfait exemples.

  • Chauffe-eau solaires

    Pour le chauffage de l'eau sanitaire à plus de 70°, le CEAS a développé différents types de chauffes-eau solaires. Leur fabrication peut-être apprise par des artisans africains dans nos centres de formation au Burkina Faso, au Sénégal et à Madagascar.

  • Vinaigre de mangue 100% burkinabé

    En partenariat avec six autres organisations de coopération au développement, le CEAS a inauguré en 2002 la première vinaigrerie de fruits tropicaux d'Afrique de l'ouest. Grâce à cette réalisation, les richesses naturelles locales trouvent une voie de diversification et des emplois sont créés.

  • Frigo solaire

    En partenariat avec l'Ecole d'ingénieurs du canton de Vaud (EIVd), le CEAS a développé et testé le premier frigo solaire d'Afrique. Indispensable à la conservation de médicaments et de denrées alimentaires, il incarne l'espoir de conditions sanitaires améliorées en Afrique. Le frigo solaire a aujourd'hui passé le stade de prototype et est en phase de production.

  • Baratte mécanique à beurre de karité

    Issue des travaux sur la valoriation du karité, la baratte à beurre de karité a été développée à la demande de groupements féminins du Burkina-Faso.

  • Séchage solaire ou a gaz pour mangues et fruits tropicaux

    Grâce à la mise au point de séchoirs solaires et à gaz en matériaux locaux, le CEAS a formé des centaines de sécheurs et sécheuses africains afin qu'ils développent leurs propres activités économiques.