Des abeilles au secours des paysans

Développement de la filière apicole dans le Sud du Burkina Faso

Afin de réconcilier intérêts économiques et écologiques, deux associations du Sud du Burkina Faso veulent dynamiser l’apiculture dans leur région. S’appuyant sur des techniques modernes et appropriées, 500 paysans pauvres apprendront les secrets d’une apiculture durable. La qualité de leur miel et les quantités produites leur permettront d’améliorer sensiblement leurs revenus familiaux. Sensibilisés à l’importance écologique des abeilles, ils s’impliqueront dans la sauvegarde de leur habitat.

Au Burkina Faso, l’apiculture traditionnelle est une pratique très ancienne qui s’apparente à de la cueillette. Perchées dans les arbres, des ruches bricolées donnent du miel de qualité médiocre et en quantité aléatoire. La récolte se fait sans tenue de protection au moyen de paille enflammée pour éloigner les abeilles. Ces pratiques présentent des risques importants d’incendies et de piqûres qui, infligées en nombre, peuvent être mortelles. 

Depuis de nombreuses années, le CEAS Burkina fait la promotion d’une apiculture moderne et durable  s’appuyant sur des savoir-faire traditionnels. Des ruches adaptées du Kenya, des pratiques qui respectent les abeilles et un traitement adéquat du miel ont augmenté sensiblement la qualité et la quantité de miel récolté.
C’est pourquoi deux associations du Sud du pays ont fait appel au CEAS. Désireuses d’améliorer la production de leurs membres, l’association Gy-Yi-Zéna et l’association des apiculteurs de Manga veulent également encourager leurs communautés à s’impliquer dans la sauvegarde des forêts de leur région.

Résultats attendus

500 nouveaux apiculteurs seront formés et équipés afin d’exploiter leurs essaims d’abeilles de façon durable. Les deux associations locales assureront un suivi de proximité auprès des producteurs ainsi que la collecte et le traitement du miel. Au terme du projet, les revenus générés par les apiculteurs leur permettront d’améliorer les conditions de vie de leurs familles. Ils deviendront par ailleurs des avocats de la préservation de l’habitat de leurs abeilles. Menées en collaboration avec l’Université de Neuchâtel, des recherches permettront d’améliorer l’habitat des abeilles sauvages.