Un kiosque solaire pour l'école d'Amberomanga

Contrer la spirale de la misère grâce à l’énergie solaire

En construisant un kiosque solaire dans l’enceinte de l’école d’Amberomanga, le CEAS poursuit un double objectif : apporter de l’éclairage et des moyens pédagogiques améliorés dans les classes, et doter l’école d’une activité génératrice de profits. L’argent généré par la mise en location de lampes LED, ainsi que par la recharge des batteries des villageois permettra de financer en partie les frais de scolarité des élèves les plus démunis.

À Amberomanga, petit village situé au Nord de Tananarive, l’école compte 180 élèves, répartis en cinq classes primaires et une maternelle. Depuis plusieurs années, AMADEA, une association locale  soutient l’école et l’association de parents d’élèves, afin que chaque enfant puisse y suivre un enseignement de base, quels que soient les moyens dont disposent leurs parents.

En effet, le budget du ministère de l’éducation malgache est si faible qu’il ne suffit pas à payer l’ensemble des instituteurs de l’Île. Il est ainsi coutume que la FRAM, association des parents d’élèves, prenne en charge une partie des salaires. Mais pour se financer, la FRAM compte sur les cotisations obligatoires des parents. Ceux qui n’arrivent pas à rassembler l’argent nécessaire doivent renoncer à scolariser leurs enfants, les laissant analphabètes et incapables de se construire un avenir.

Afin de contrer cette spirale de la misère, le CEAS et AMADEA ont imaginé un concept novateur visant un double objectif : Procurer une source de financement pour l’école, tout en équipant cette dernière d’un système photovoltaïque. La clé de voûte de ce projet est un kiosque solaire qui permettra d’éclairer les salles de classes et ouvrira la porte à l’utilisation d’outils pédagogiques modernes, telle que la projection de films ou de documentaires. Il offrira également la possibilité aux enfants d’emporter chez eux des lampes portatives, afin qu’ils puissent étudier à la maison.
Dans le même temps, des services, telle que la charge de batteries, de téléphones portables ou de location de lampes rechargeables LED, seront proposés aux habitants. Moins chère, plus propre et plus sure que l’énergie produite par des lampes à huile ou des génératrices, cette énergie générera des profits qui doivent diminuer la facture liée aux frais de scolarité. Une fois validé, ce concept sera étendu à d’autres villages de Madagascar.