Des latrines pour les écoles et le marché de Ndande

Les écoles de Ndande ont besion de plus de toilettes

Le CEAS a été approché par la direction des cinq écoles de la commune de Ndande au Sénégal. Avec l’accroissement de la population, les quelque 2000 élèves doivent se partager un nombre restreint de latrines, qui sont parfois dans un état de décrépitude avancée. Le CEAS et ses partenaires ont imaginé un projet qui combine construction de toilettes et actions de sensibilisation à l’hygiène de base. Par ce biais, ils souhaitent faire baisser le nombre de maladies diarrhéiques. Ces dernières tuent encore 760'000 enfants de moins de 5 ans chaque année dans le monde.

La petite ville de Ndande compte 1937 élèves répartis dans cinq écoles. Ce nombre a crû de manière très importante depuis 20 ans, ce qui met à mal les infrastructures scolaires, notamment les latrines. Ces dernières ne correspondent plus du tout au nombre d’élèves, qui doivent se partager une seule latrine à 50, voire 100 élèves. L’état des toilettes existantes est par ailleurs souvent très précaire.

Or, l'absence de sanitaires de qualité constitue l'une des causes majeures du décrochage scolaire des élèves. L'UNICEF estime en effet que 272 millions de journées d'école sont perdues à cause de la diarrhée. De plus, les jeunes adolescentes sont souvent gênées d'aller aux toilettes sous le regard de leurs camarades. Au moment de leurs premières règles, l'embarras peut être tellement grand que quelques-unes quittent les bancs scolaires pour ne plus y retourner.

Ajoutons à cela que l’OMS estime que la défécation à l’air libre entretient le cercle vicieux de la maladie et de la pauvreté. Les pays où cette pratique est la plus répandue atteignent les niveaux les plus élevés pour ce qui est de la mortalité des enfants de moins de 5 ans.

Résultats attendus

Conscients des enjeux liés à cette problématique, le CEAS et ses partenaires veulent lancer un projet de gestion et d’entretien des latrines publiques dans la commune. Ce projet touchera aussi bien les écoles que le marché, autre point noir en matière d’hygiène. S’appuyant sur des comités et des clubs de santé, le projet verra la construction de blocs sanitaires de qualité. Ils seront gérés de manière participative. Des actions de promotion de l’hygiène seront entreprises, selon la méthode WASH, prônée par les Nations-Unies.

Au terme du projet, les jeunes garçons et les jeunes filles de Ndande pourront se rendre dans les toilettes de leur école sans craindre de contracter des maladies hydriques. Il en sera de même pour les commerçants du marché et leur clientèle. Ces groupes cibles seront en outre largement sensibilisés aux méthodes de prévention des maladies diarrhéiques, notamment à l’importance d’un lavage des mains au savon.

SOUTENEZ CE PROJET !
Soutenez ce projet : Une demi-journée « WASH » de sensibilisation à l’hygiène ne coûte que 49.- frs. Merci pour votre aide !